Fondée en 1999, l’association Aemilianus organise depuis cette date les Collégiades de Saint-Emilion, en collaboration avec la Mairie de Saint-Emilion et le Secteur Pastoral Catholique de Saint-Emilion-Lussac. Elle bénéficie également de l’aide précieuse de l’Office de Tourisme de Saint-Emilion.
Les Collégiades de Saint-Emilion sont un festival international de musique qui se déroule dans le cadre magnifique de l’église Collégiale et de son cloitre. L’orgue historique Gabriel Cavalié-Coll occupe une place centrale dans cette programmation, mais celle-ci laisse une place de plus en plus importante aux formations de chambre les plus variées.
Se sont produits dans le cadre des Collégiades de nombreux grands maîtres de l’orgue, comme André Pagenel, Bruno Morin, Ansgar Wallenhorst, Jean-Paul Imbert, Christian Robert, Jean-Yves Lacome, Claire Chassin, Caline Malnoury, Michaël Matthès..., mais également des orchestres prestigieux comme l’orchestre de chambre de la philharmonie de Cologne ou l’orchestre de chambre de Bratislava.
Outre l’aide de ses adhérents, l’association Aemilianus bénéficie de soutiens financiers : Mairie et C.D.C. de Saint-Emilion, Conseil Général Gironde.
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A partir du IVème siècle, la religion chrétienne s’est propagée dans les campagnes, en particulier autour des grandes propriétés aristocratiques romaines (c’est-à-dire là où se trouvait la plus grande concentration d’hommes). Bien que l’histoire de la ville demeure dans l’obscurité jusqu’au XIIème siècle, la tradition locale situe l’existence d’un monastère, au VIIIème siècle, dédié à Sainte-Marie-de-Fussiniac, sur le plateau de la Madeleine. Ce couvent aurait été détruit lors de la tentative de la conquête de la Gaule par les Sarrasins, stoppés en 732 à Poitiers. Si ce monastère a réellement existé, il témoignerait de la permanence de l’habitat depuis l’époque romaine.
A la fin du XIème siècle, deux édifices religieux existent. Ce sont l’église Sainte-Marie-Madeleine, qui servait alors d’église paroissiale, et se trouvait probablement entre la Porte Sainte-Marie et la Chapelle de la Madeleine (qui n’existaient pas encore) et une édifice dédié à Saint-Emilien, abritant sans doute une communauté religieuse.
Au début du XIIème siècle, apparaît pour la première fois dans les textes, la mention de Saint-Emilion en tant que vicus, c’est-à-dire que le site religieux est reconnu comme étant un bourg, un petit village.
L’histoire d’Aemilianus (ou Emilion ou Milion), s’inscrit au catalogue des nombreux hommes qui parcoururent l’occident pour apporter la bonne parole à leurs semblables en vue de les convertir à la foi nouvelle et développer les lieux de culte.
Toutefois, le recueil dans lequel est fait le récit de la vie d’Aemilianus date du XIIème siècle, alors que celui-ci aurait vécu au VIIIème siècle. De plus, cette hagiographie comporte des anachronismes (par exemple, il est dit qu’Emilian serait parti en pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, alors que ce pèlerinage ne se développe qu’à partir du IXème siècle). Ces éléments, et d’autres encore, amènent les historiens à douter de l’existence d’Aemilianus, sans pour autant la nier définitivement (de nombreuses légendes reposent sur la réalité). Le développement d’une telle légende dans un monde en devenir n’est pas difficile à comprendre. Pour que les hommes se convertissent, il faut qu’ils soient incités et trouvent, sinon des avantages, du moins une part de rêve.
D’autre part, aux XIème et XIIème siècles, en occident, les exemples de vies érémitiques se multiplient et sont source d’inspiration. C’est sur ces bases que la légende d’un homme, qui réalisait des miracles, a pu être inventée ou développée par les religieux qui vivaient dans ce qui allait devenir Saint-Emilion.
En définissant le lieu où il s’est installé, les religieux attirent la population qui se fixe tout près. Tout en frappant l’imagination, ils tissent un lieu unificateur entre les hommes, et du même coup attribue à la ville naissante une origine prestigieuse. Quelle que soit un mythe, le résultat est le même : une ville s’est développée autour d’un lieu de culte auquel on prête des pouvoirs particuliers. Le nombre de pièces de monnaies actuelles qui reposent au fond de la fontaine bienfaisante, en témoigne.
Buste d’Emilian et Partie de l’Ermitage (siège et autel)
Saint Emilion XVIIIème siècle
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Notes de l’auteur
Conseil de Fabrique du 4 mars 1892
Conseil de Fabrique du 13 janvier 1893
Compte rendu de l’inauguration de l’instrument, le dimanche 9 juillet 1893
Procès verbal de réception établi par le baron d’Etcheverry, Organiste de Saint-Paul, Chevalier pontifical de Saint-Grégoire le Grand,du Christ et de Léon XIII
Photo des orgues à leur emplacement actuel et prévu dès l’origine par le constructeur
Plan de la Collégiale avec l’ancien et le nouvel emplacement des orgues
Tuyauterie de l’instrument déposée dans la chapelle Saint Michel de l’église lors du déplacement de l’orgue en avril-mai 1999
Tuyaux de bourdon de 16 pieds du clavier de grand-orgue
Tuyauterie de clavier de récit
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